Fumer du cannabis est considéré comme une dépendance

Considérée comme une drogue douce, car moins toxique que l’alcool et le tabac,  l’utilisation et la consommation de cannabis se trouve en pleine recrudescence actuellement. Selon les statistiques, 48 % de jeunes de 15 à 17 ans auraient déjà usé de ce produit et 7 % d’entre eux sont devenus des consommateurs réguliers. Mais quelles sont alors les caractéristiques du cannabis ? Pourquoi fumer, manger et boire ce produit régulièrement entraine-t-il une dépendance ? Comment faire face et remédier à cette addiction ?

 Caractéristiques et présentation du cannabis

Le cannabis est une plante classée annuelle et fait partie de la famille des Cannabinacées. Il est originaire d’Asie centrale ou d’Asie du Sud. Considéré comme une seule espèce, le Chanvre cultivé (Cannabis Saltiva), est parfois répartie en plusieurs sous-genres comme l’indica, la sativa ou la ruderalis. Deux variétés sont pourtant très exploitées entre autres le chanvre indien très riche en tétrahdrocannabinol, qui pousse généralement dans un climat équatorial, et le chanvre agricole, qui est très riches en fibre poussant dans un climat tempéré. Exploitées chacune pour leur particularité (chanvre indien pour usage thérapeutique et chanvre agricole pour exploitation industrielle), de nombreuses lignées de cannabis sont obtenues par hybridation entre sous-genres ou variétés. Cela passe par une sélection des plantes ou encore passant par le bouturage.

Actuellement pourtant, des cannabinoïdes de synthèses sont mis sur le marché de la drogue. Ces produits synthétisés sont  fabriqués par des sociétés chimiques, sont généralement présentés sous forme de poudre et sont destinés à être fumés. Le principe de consommation est de dissoudre quelques milligrammes de cette poudre dans un solvant comme le méthanol ou l’acétone et ensuite de l’étaler sur des matières végétales. C’est cette matière qui est ensuite séchée et emballée. Mais d’autres sont produits de synthèse sont aussi élaborés afin d’être utilisés pour des fins thérapeutiques comme pour lutter contre le tabagisme. Il est possible de fabriquer son e-liquide soi-même en suivant des principes de dosage et de fabrication.

Différentes sortes de cannabis

Le cannabis peut se présenter sous différentes formes :

  • Herbe : on l’appelle généralement marijuana, beuh ou ganja, ce sont des feuilles ou tiges de cannabis séchées, qui sont mélangées à du tabac ensuite roulées en cigarettes. 
  • Résine : connue sous le nom de Haschich, shit, elle se présente en barrettes vertes ou plaques compressées. Certains  coupent cette drogue avec des substances industrielles et elle se consomme dans une pipe à eau ou en pétard.
  • Huile : Plus concentrée en principe actif et en teneur de THC, elle est consommée avec une pipe.
  • Ak-47 : C’est une variété hybride de cannabis avec des effets particulièrement puissants dus à une très forte teneur en THC.
  • Cannabis médical : sous sa forme synthétique, le THC est aussi appelé dronabinol. Il est préconisé comme anti-vomitif chez les patients cancéreux suivant une chimiothérapie. Il est aussi utilisé dans le traitement spécifique des centres nerveux (antidouleur), lorsque d’autres molécules sont inefficaces pour soulager les patients.

 Accoutumance et effets

Le chanvre indien dont on tire le haschich a la particularité d’avoir une grande contenance d’une molécule que l’on appelle THC ou Delta 9-tétrahydrocannabinol. Se fixant essentiellement sur le récepteur CB1 du cerveau (système limbique, cortex, hippocampe, cervelet et thalamus) le THC est une molécule liposoluble c’est-à-dire qui s’accumule facilement dans les graisses. Que ce soit naturel ou de synthèse, fumer du cannabis peut provoquer des effets néfastes sur la santé, s’il est pris très tôt et régulièrement. Cette régularité entraîne une dépendance au produit, car l’effet de manque se fera ressentir.

La dépendance au cannabis peut être d’ordre physique, mais elle est surtout d’ordre psychologique, car il attaque directement le cerveau. Sa consommation affecte directement la mémoire, l’attention et l’intelligence. Une analyse a démontré que chez les adolescents, fumer du cannabis provoque des soucis de santé mentale entre autres la schizophrénie, la psychose, l’anxiété et même la dépression. D’autres symptômes physiques peuvent survenir comme la toux produisant des expectorations, et peuvent même provoquer des bronchites chroniques.

Chez une femme enceinte, l’addiction au cannabis peut avoir des effets néfastes sur le fœtus, provoquant des fausses couches, et en cas de naissance peut entraîner des déficits cérébraux et cognitifs chez le bébé (autisme).

Comment lutter contre l’addiction au cannabis

Il n’existe pas de moyen très concret pour lutter contre l’accoutumance au cannabis. La première phase importante pourtant vient la volonté d’arrêter de la personne  concernée. Ensuite des programmes de désintoxications sont mis en place afin de sevrer les personnes adeptes de ce produit. Ces programmes peuvent être à l’individuel ou en groupe, mais nécessitent aussi le soutien de la famille de l’individu.

Un accompagnement d’un psychologue ou d’un thérapeute est indispensable dans le cas des personnes en phase de dysfonctionnement mentale. Le sevrage se fait petit à petit, et les effets de la drogue s’estompent au fur et à mesure que le patient se délaisse de son manque. Toutefois, un suivi doit être mis en place après le traitement, car des risques de rechute sont très probables.

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